Missions
Le Département de Gynécologie et Obstétrique occupe en RD Congo une position de sommet dans la hiérarchie aussi bien de soins, d’enseignement que de recherche. Et malgré les moyens financiers modestes, il a contribué à la formation de la plupart des médecins, et assuré celle de la plupart des gynécologues obstétriciens et des professeurs agrégés du pays (voir liste des spécialistes en Gynécologie et Obstétrique formés aux CUK depuis plus de 40 ans).
Il faut cependant reconnaître que son rôle s’est fait très discret dans la solution des problèmes de mortalité maternelle et périnatale que connaît la RD Congo. La limitation de la portée des recherches qui s’y sont menées a été généralement tributaire des éléments suivants :
- modicité des budgets pour la plupart assumés par les chercheurs eux-mêmes ;
- manque de concentration sur les priorités gouvernementales en matière de santé de la reproduction ;
- manque d’implication des prestataires des soins obstétricaux et néonatals d’urgence (SONU) au niveau périphérique, notamment en omettant de renforcer leurs compétences au sein des formations sanitaires de premier et deuxième niveaux ;
- déficit de collaboration avec les structures décisionnelles du ministère de la santé en matière de santé de la reproduction.
Des efforts sont actuellement en cours pour doter le Département de Gynécologie et Obstétrique des Cliniques Cniversitaires de Kinshasa d’un programme multisectoriel de recherche destiné à intégrer toute la structure sanitaire du pays en rapport avec les priorités nationales en matière de santé de la reproduction.
Grâce à cela, la plupart de ces lacunes seront éliminées, ce qui permettra à ce Département de remplir réellement son rôle de véritable phare national dans la réduction de la mortalité maternelle et périnatale en RD Congo.
Ceci ne manquera pas de stimuler d’autres grands pôles de développement scientifique et médical que sont les Départements frères des Cliniques universitaires de Kisangani et de Lubumbashi.
C’est là une voie obligée pour permettre sûrement aux Cliniques Universitaires de Kinshasa de s’élever au niveau de « pôle d’excellence » en RDC, notamment en facilitant ses échanges avec d'autres institutions partenaires en Afrique et dans le monde.
